De son joyeux violon il joua
Son air le plus mélodieux ;
Petit homme qui chante non pas comme un dieu
Mais tel le soleil dans tout son éclat,
Il marcha dans ce doux tapis d'herbe,
Où de petits lutins
Sont bien mutins...,
Dans ce rayon lumineux et superbe.
Il foule, en ce temps printanier,
La douceur de l'air.
Et, sous un tamarinier,
Assis, les paupières closes, il espère...
Et il voit ces papillons
Volant, cherchant, tourbillonnant sur eux-mêmes,
Il dessine de son regard leurs danses suprêmes,
Et y lit, accueille leurs tendres petits carillons...
Il signe de sa main des arabesques,
En esquisse une multitude de fresques...
S'incline comme pour en cueillir,
Ferme les yeux et soupire...
Il s'imagine un rêve
Où le bonheur se soulève,
Où les personnes imaginaires
Ne sont pas qu'éphémères...
Ainsi émerveillé il est,
Il est ébloui par la beauté
Et par cette majesté,
Il sera pour toujours un enfant guilleret...